La Kabylie est en dissidence d'avec le pouvoir algérien, depuis que l'Algérie est indépendante. Ses rébellions ont souvent déstabilisé le pays. En 2001, lors d'une révolte ayant fait cent morts, le Mouvement pour l'autonomie de la Kabylie (MAK) a été créé afin de promouvoir l'autonomie régionale.
France Soir a voulu donner la parole à son président, Ferhat Meheni, après la visite du président Sarkozy à Alger.
Extrait :
Quelle est votre action au sein du Mouvement pour l'autonomie de la Kabylie ?
Ferhat Meheni. J'ai été son porte-parole pendant dix ans et suis son président depuis le congrès du 14 août 2007. J'ai déjà payé un lourd tribut à ce combat démocratique qui m'a ravi mon fils aîné en juin 2004 à Paris, où il a été assassiné pour me faire payer ma revendication du droit du peuple kabyle à son existence. Je suis la cible permanente d'attaques de milieux proches du pouvoir et de l'islamisme ainsi que d'appels à l'arrestation et au meurtre. Des députés ont même interpellé le ministre de l'Intérieur sur son laxisme à mon égard.
Croyez-vous en l'indépendance de la Kabylie ou d'un autre Etat berbère ?
Je crois en l'inéluctabilité d'un Etat autonome kabyle. Tous les peuples berbères finiront par avoir leur Etat régional, au Maroc, en Algérie, en Tunisie, en Libye, au Niger et au Mali. Ils ne peuvent accepter que l'histoire coloniale leur interdise l'accession à une souveraineté, même limitée, dans des cadres d'autonomies régionales ou d'Etats fédéraux. Les peuples amazighs (berbères)* sont semblables à tous les peuples d'Afrique et d'Asie qui ont vu l'histoire coloniale leur fermer la porte de l'existence au nez.
Ferhat Mehenni écrit à Sarkozy[
http://www.makabylie.info/
Biographie de ferhat meheni